Dimanche, on tourne... les pages 14(10)

Publié le par Monique MERABET

Dimanche, on tourne... les pages 14(10)

La tête de l’emploi

(DAVID FOENKINOS)

 

 

Le titre écrit en minuscules, le nom de l’auteur en majuscules… d’habitude, c’est plutôt le contraire !

Faut-il en conclure que ce qui compte dans ce roman, c’est l’auteur et pas vraiment le lecteur, ce qu’il lit ?

 

Ce que dit la quatrième de couverture :

 

Á 50 ans, Bernard se voyait bien parti pour mener la même vie tranquille jusqu’à la fin de ses jours.

Mais parfois l’existence réserve des surprises…

De catastrophe en loi des séries, l’effet domino peut balayer en un clin d’œil le château de cartes de nos certitudes. Et le moins que l’on puisse dire est que cet homme ordinaire, sympathique au demeurant, n’était pas armé pour affronter ce qui l’attendait.

Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise.

 

Voilà un résumé tout en clichés d’une situation (toute en clichés ?) vécue par un banquier se retrouvant au chômage. La grande crise bancaire qui secoue nos sociétés a frappé. Le reste s’ensuit : perte des revenus, du logement, de l’épouse, des amis…

Heureusement, il y a les parents âgés pour l’hébergement. Rassurez-vous, la descente aux enfers ne va pas jusqu’au fond ; le héros ne finit pas clochard…

Je n’ai pas très bien compris l’allusion à Buster Keaton. Si l’on s’attache au côté burlesque de l’histoire, on n’y croit plus du tout. Juste un exercice littéraire avec comme règle du jeu : rien ne doit marcher, surtout pas une nouvelle aventure amoureuse. Mais tout doit rester clean, ne pas salir le papier du livre.

Rien d’approfondi non plus. L’auteur use et abuse des points de suspension, des dialogues univoques.

Bref, les personnages sont de papier et ne me touchent guère. Une lecture sans grande consistance comme ces petites pâtisseries appelées chouquettes. En les croquant, on a l’impression de croquer du vent… et du sucre.

Roman vite parcouru et qui s’évapore aussitôt dans l’oubli. Même si l’auteur a du talent et si la lecture en est agréable (sucrée ?).

Je comprends mieux l’effet minuscules/majuscules. Le roman « La tête de l’emploi » passera et DAVID FOENKINOS demeure… pour d’autres ouvrages peut-être plus « vivants ». C’est ce que je lui souhaite.

 

(Monique MERABET, 30 Mars 2014)

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