Fleur papillon

Publié le par Monique MERABET

Fleur papillon

FLEUR PAPILLON

 

 

 

Cosmos d’un citron

les moucherons du 8 Mai

tournent lentement

un papillon s’est crashé

cette nuit dans la bassine

 

Une couronne de fleurs-papillon — douceur du mauve — danse dans mon rêve. Le chemin derrière la maison du Plate, envahi de ronces et d’herbes, semble déserté. Je cueille framboises et mûres en solitaire. Où sont les enfants ?

 

Souvenance

longue est ma quête vers toi

Grand-père mort à la guerre

 

Il est temps de reprendre mon ouvrage inachevé, coins de souvenirs épars de ma mère. Ma mémoire est papillon. La fleur — dont j’ignore le nom — est sur ma table. Leçon de choses du matin.

Ah ! Elle est moins simple qu’il n’y paraît ! deux bractées d’un mauve translucide, délicatement veinées, se joignent en ailes de papillon. Une papilionacée, alors ?

Le sillon central porte une bourse en demi-lune — Ce sera pleine lune ce soir — une poche close contenant l’appareil reproducteur (je crois). Au bout se dessine un pinceau blanc, une queue, pour guider l’atterrissage de l’insecte.

Beauté. Je ne regrette pas d’en avoir introduit les graines — prélevées à la case qu’occupait Maman, ruelle des coquelicots… tout un programme — dans mon jardin sauvageon.

Fleur des champs, qui me dira ton nom ?

 

Et pour faire mentir mes sempiternelles récriminations… j’ai pas de chance… ce diabolique moteur de recherche ne me donne jamais la bonne réponse… cette fois, en un seul clic « papilionacée », je tombe pile sur ma fleur-papillon.

Elle s’appelle centrosena virginianum. Je me disais aussi : cette disposition…

Nom donné à la Réunion : pois marron… évident, là aussi.

J’apprends aussi que la corolle compte cinq pétales (pentagone irrégulier croisé ?) : un en flèche, l’étendard, deux pétales déployés en ailes et deux soudés hermétiquement au centre.

 

(8 Mai 2017)

 

 

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