L'art à ma porte

Publié le par Monique MERABET

L'art à ma porte

L’ART À MA PORTE

 

 

 

Sous le benjoin

un chat assoupi tout pelé

oh my God ! dit l’ado

 

Le benjoin rose de printemps n’accueille pas d’oiseaux ce matin. Ils se sont alignés un peu plus loin.

Vitrail d’une branche de manguier : volière fantastique qui se révèle au regard. Il n’est pas nécessaire d’être esthète pour apprécier, contempler, se laisser surprendre par une forme insolite, sorte d’oiseau cubiste ou impressionniste.

C’est ainsi que j’aime appréhender une scène, un tableau. Voir au-delà d’un mélange de teintes, d’un jeu ombre et lumière à un instant donné. Comme je lis en transcendant les mots.

L’île si éloignée des œuvres du patrimoine artistique, cependant…

 

Fëy pié mang                           feuilles du manguier

lo muzé osi                              le musée aussi

nou néna                                  nous l’avons

 

Le musée de la nature offre autant de richesse que n’importe quelle galerie d’art exposant ses chefs-d’œuvre. Aussi talentueux que soit le peintre, le sculpteur, l’œuvre du Créateur suprême — allons, allons, non ! l’arbre ne s’est pas créé tout seul ! — présente autant d’attraits, de découvertes, de sensations.

Œuvres d’art à ciel ouvert. Une simple feuille me réjouit : courbes que repère mon œil géomètre, harmonie qui mène à la poésie ; je peux songer à la reproduire d’un coup de crayon : l’art du dessin accessible aux malhabiles, aux gros-doigts.

Et cette dentelle des ombres sur le mur, bande rétrécie à l’arête. Une saison s’avance résolument vers une autre.

 

(2 Octobre 2017)

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