Vivre et écrire

Publié le par Monique MERABET

Vivre et écrire

ÉCRIRE ET VIVRE

 

 

 

Fleur au papayer

au-dessus

le cri du bulbul

 

Découvrir la merveille du jour — savoir qu’il y a toujours une merveille du jour à découvrir — : la fleur que l’on n’a pas vue depuis longtemps, la feuille dentelle, le minuscule lézard vert… Qu’est devenue Maman Babouk et son coussin d’œufs ? Je les ai « sauvés » de la noyade ; j’ai mis la petite famille à l’abri (des chats) dans le garage. L’attention naïve de leur mettre une écuelle d’eau, comme si l’araignée ne se faufilerait pas par ce trou dans la porte qu’a rongée le rat.

Évènements mineurs. Tant à vivre. Encore plus à écrire…

 

« Écrire ce n’est pas vivre ; c’est peut-être se survivre… » dit Blaise Cendrars.

 

Écrire et vivre

et si ce n’est pas pour moi

c’est pour l’araignée

 

Vivre, c’est utiliser à plein toutes ses capacités sensorielles et affectives. Sensations, sentiments, positifs ou négatifs, tout vient pêle-mêle.

Et les mots pour sur-vivre comme ce chant d’un invisible oiseau soulignant (sur-lignant)la fleur qui vient d’éclore. Naissance à saluer.

Béni soit ce jardin qui me fait vibrer avec l’herbe qui danse, respirer les parfums… celui du gingembre mangue qui me surprend toujours.

 

Dérouler

liseron qui grimpe

à la menthe

 

(7 juin 2019)

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