Octobre à la petite semaine (2)

Publié le par Monique MERABET

Octobre à la petite semaine (2)

Mardi,

 

Pensées sous la pluie

aux pétales fripés

l’impact des gouttes

 

Matin de monts perdus dans la brume des gouttes. Le temps lui aussi s’est égaré à suivre les chemins évanescents de perles au balcon, diamants accrochés au creux des pétales et qui n’attendent qu’un rai de soleil pour s’iriser. Tout à l’heure. Rien ne presse.

 

Matin pluvieux

à écouter l’oiseau

l’instant m’appartient

 

Rester encore un peu dans ce statu quo de gris capteur de minutes, de secondes, le temps à l’arrêt. Quand le ciel est à la pluie, j’ai toujours cette impression exaltante que mes heures se sont immobilisées comme pour un jeu de Un, deux, trois… soleil, que je peux en disposer à mon gré. Parfois même, le temps semble se dépouiller de toute signification existentielle. Flânerie intemporelle à écouter les oiseaux ou ce goutte-à-goutte ténu d’un rameau se ressuyant.

 

Gris des oiseaux

traçant au gris de l’espace

d’invisibles sillons

 

Ma plume paresseuse « sous-préfète »* au champ uniforme des gris. À ne plus savoir si viendra le soleil ou la nuit. La lune descendante y a camouflé son ultime brimborion d’astre floconneux.

Pourquoi ne voit-on pas toujours la lune ronde et pleine ? Pourquoi cette illusion qu’elle pérégrine sur l’autre côté du firmament ? Tant de choses nous échappent au fil des ans ; il faudrait réviser ou s’émerveiller comme l’enfant.

Après tout, y a-t-il une raison aux ellipses des planètes ?

 

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