Octobre à la petite semaine (3)

Publié le par Monique MERABET

Octobre à la petite semaine (3)

Mercredi,

 

Fond d’azur

piqueté

de trilles

 

Le fond de l’air est humide cependant. Un mercredi d’octobre (printemps/automne) se lève.

Des flopées de petites colombes sont prêtes à s’envolouvrir — à moins que ce ne soit s’ouvrivoler… les deux mots n’existent pas : vocable-valise contre vocalise — aux rameaux de l’orchidée tit pigeon. Reflets de jade, la blancheur est imminente. Cela fait longtemps qu’elle attend !

Partout la tendresse des pousses vertes (avocatier, arbre à pain, jasmins…), pousses roses (benjoin, cerisier…)

 

Voir enfin

trois feuilles nouvelles

à la vigne

 

Fougères cuivre et or. Saisons emmêlées sur ce tapis de feuilles jaunes, de pétales tombés. Paysage d’après la pluie, d’entre deux pluies… on espère déjà la prochaine.

Il paraît que tout à l’heure, avant que midi trône, les nuages auront envahi tout le ciel de la Réunion, les montagnes s’estomperont dans la brume des averses. Conséquentes, prédit-on. Qui se déverseront sur la tête des imprudents sortis malgré tout sans parapluie, on vous l’avait bien dit ! (photo du Président descendant de l’avion sous l’averse, ce sera plus tard, en fin d’après-midi)

Pause soleil. Un petit lézard vert accroché au pot.

 

Mille riens qui feront un tout, une journée. Mais un « rien » d’instant, aussi infime soit-il, n’est-il vraiment rien ? Comment peut-on imaginer tisser une existence par juxtaposition de riens ? L’addition de zéros n’aboutit qu’à zéro, me souffle ma logique mathématique un peu terre-à-terre, qui ne croit que ce qu’elle peut compter.

Mais le temps qui s’écoule n’a rien à faire d’une mathématique étriquée. Il est dans le continu… un autre mode opératoire.

 

Fin de jour

Oh combien d’iris

refermés

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