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Publié le par Monique MERABET

SEMBLABLES ET UNIQUES

 

2 décembre 2022,

 

 

Table du jardin

la voisine a déposé

brassée de mourong

brède à trier feuille à feuille

semblable à l’autre et unique

 

Éphémère et… unique, le dessin qui se déploie à la surface du café. Quelle est la probabilité pour que se forment des spirales jumelles de celle d’un jour précédent ?

Si infime, on va dire nulle pour nous qui ne percevons pas l’infiniment petit : nano ; pico, atto, qu’est-ce ?

Les volutes qui s’assemblent sur le café sont fruits d’une expérience et dépendent donc de l’état du café (plus ou moins fort), de la quantité de sucre de canne roux et des impuretés qu’il contient, du nombre de tours de petite cuiller et, pourquoi pas du sens adopté, trigonométrique ou pas.

Tant d’impondérables ! Et l’on s’étonne que soyons uniques nous aussi dans notre vie végétale, animale, humaine.

Les belles de nuit qui poussent librement — et comme je crains l’intrusion d’un jardinier orthodoxe qui tiendrait à me débarrasser des « mauvaises herbes » ! — présentent une multitude de panachages rose et blanc sur la même tige.

Des feuilles et pétales arrachés par le vent et jonchant les allées et les trottoirs, chaque spécimen vieillit et meurt à sa manière : les corolles des liserons deviennent diaphanes et les limbes se racornissent ou se délitent parfois en mystérieuses (et somptueuses) feuilles-dentelle, fibre rongée pour ne laisser apercevoir que la trame plus dure des nervures.

 

Le vent le sait-il

quand la feuille tombe

que sera-t-elle ?

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