COMME UNE SOEUR

Publié le par Monique MERABET

Par delà le mur de séparation, j'entends ma petite voisine jouer avec son poupon.
Sans se lasser, elle le berce de mots doux: mon bébé d'amour, mon petit pigeon, mon bishik roz, mon zazakèl...

Ce matin je l'ai rencontrée. elle promenait une poussette dans laquelle souriait un joli petit garçon tout joufflu.

Ma petite voisine s'appelle Livia. Elle vient juste d'avoir treize ans.

visage de mère
penché sur son tout-petit
- comme une soeur

Publié dans Echanges entre blogs

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M
<br /> J'arrive, comme si souvent, très en retard - seulement pour dire combien ce texte m'a touchée et bousculée. Tout ce non-dit que tu arrives à y insérer, mine de rien ...<br />
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M
<br /> <br /> Bonjour Monika<br /> <br /> <br /> Contente de te retrouver dans cet espace. Merci de m'avoir remis en mémoire ce texte que j'ai eu beaucoup d'émotion à écrire...<br /> <br /> <br /> <br />
B
au nom de l'amour des petite filles perdent leur vertu et sont mères avant même d'avoir appris le rôle. j'ai écrit moi aussi quelque chose la-dessus que j'ai intitulé la poupée<br /> j'aime beaucoup ce blog
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J
Salut Monique,<br /> Je prends un temps pour lire tes textes.<br /> Voilà j'apporte ma modeste contribution au débat. Trop tardivement, certainement. Je trouve que tu as raison : la vie est là. Il faut bien que l'on s'occupe de l'enfant. Même si la mère à elle même l'êge d'un enfant. Heureusement que la plupart de ces petites filles (trop vite devenues femmes) aiment leurs enfants !...<br /> <br /> Amitiés,<br /> Joséphine.
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I
Je disais "idyllique", dans le sens où la maman acceptait et aimait son bébé.<br /> Tu aurais pu choisir l'angle du poupon que l'on frappe et jette violemment contre un mur ou que l'on piétine en hurlant des mots d'injure.<br /> La portée de ton texte aurait été tout autre. Pour preuve, la première pensée de Brigitte était que cette jeune adolescente se donnait le droit de jouer encore à la poupée.<br /> <br /> Je ne sais pas si j'ai réussi à exprimer ce que je voulais dire.
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M
Ida, merci pour ton commentaire. Mais, non, mon texte ne décrit pas une situation "idyllique". la situation est dramatique mais la vie est là... et il faut bien s'en accommoder, l'accepter: le seul moyen de ne pas rendre les choses encore plus tragiques.
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