Fin de jour

Publié le par Monique MERABET

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FIN DE JOUR

 

 

 

 

Á chaque instant qui passe

à la vie, à l’amour

je veux conter fleurette

et papillon.

 

Comme l’oiseau du papayer

plongeant et replongeant

son bec effilé

au cœur des fleurs,

 

je veux dire

cette fin en soi

cette faim en moi

que mourir au jour m’a offerte,

ce goût de vivre

ce goût d’aimer

mon éphémère éternité.

 

Je voudrais dire d’elle

à la croisée des nuages

qu’elle est nécessaire trésor

qu’elle est chance…

 

Bénie soit la nuit

sublimant mes aurores !

Publié dans Poésie de l'instant

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Mariposa 04/09/2013 22:22


Oui et comme tu dis c'est la nuit qui sublime l'aurore. Savoir qu'on n'est pas éternel permet d'apprécier les moindres petites joies. Bien sûr, reste le manque de ceux qui ne sont plus là. Mais
pour ma part, je ne peux parler ni de sommeil ni d'absence en ce qui les concerne. Pour ceux qui m'étaient très proches, je ressens leur présence à mes côtés tous les jours. Et reste l'espoir de
les retrouver pour de bon un jour, de l'autre côté des mondes. Alors le départ paraît plus doux ...

Monique MERABET 07/09/2013 19:35



Bien sûr, Patricia, nos chers disparus restent vivants en nos mémoires et c'est ce qui permet d'accepter leur absence.



Mariposa 04/09/2013 12:42


Quelle envolée ces derniers vers ! Quelle hymne à la vie et à tous les petits plaisirs infimes et immenses !

Monique MERABET 04/09/2013 18:36



Fin de jour... Fin de vie, pour moi, c'est tout un. Bien sûr, la vie continue la nuit dans la nature mais pas pour ceux qui sont partis dans les arcanes du sommeil.