Journée de la mer (2)

Publié le par Monique MERABET

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LE DESTIN DE LA MER

 

 

 

Je pars… Ne pleure pas mon île !

Ma vague reviendra pour t’enlacer d’un friselis d’écume.

Ma vague reviendra clapoter à ton oreille la cantilène de ces jardins magiques, inconnus de toi.

Elle te racontera ces palais de corail où flotte en mouvante oriflamme, un banc de poissons arc-en-ciel. Et ces abysses de ténèbres aux ballets d’étranges lumières.

 

Ne pleure pas ! Sèche le sable humide de ton mouchoir de plage.

Contemple les trésors que t’a laissés mon au-revoir :

ce collier de coquillage sertissant ta verte beauté,

ces runes mystérieux des galets que j’ai polis et repolis pour toi. Pour que tu penses à moi. Pour que tu ne m’oublies pas jusqu’au cœur des enclaves de tes hautes montagnes.

 

Ne pleure pas ! Rêve des présents royaux que t’apportera un futur jusant, une triomphale marée en gerbe de bulles irisées, lorsque la dentelle de tes côtes fêtera mon retour.

 

Toujours partir. Et toujours revenir. Tel est mon destin de mer.

Á l’horloge lunaire : Partir… Revenir. Jusqu’à la fin des temps.

Au rythme du balancier de ma houle intrépide, respire, mon île ! Respire les parfums d’ailleurs qui te sont accessibles et dont se chargent mes embruns lorsque, flux et reflux, fidèlement, je te reviens.

 

(Monique MERABET)

 

Publié dans Evènements

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Claude Guillon-Labetoulle 09/06/2011 23:06



Partir, revenir, repartir... tes lignes évoquent si bien les 'fuites' de l'océan que je me sens devenir 'vague errante' en pensant à mes incessantes périgrinations. Le cycle est
sans fin osctllant entre chagrin et consolation.


claude



Monique MERABET 12/06/2011 07:29



Suivant le point de vue que l'on adopte, tout peut être chagrin ou tout peut être consolation. A nous de choisir.


Choix bien impossible à faire, me diras-tu. En tout cas, à nous de faire pencher la balance du bon côté.