L'araignée du matin

Publié le par Monique MERABET

Photo-1321.jpg

 

babouk du matin

noyée dans la bassine

avec ses petits

Publié dans Poésie de l'instant

Commenter cet article

Danièle 30/06/2013 00:47


Ah, Marcel ! Qui se pose peut-être trop de questions... Je pense avoir répondu à un certain nombre d'entre elles dans l'entretien avec Dominique C. publié dans le dernier "Ploc!". Le prochain
"Gong" présentera aussi une de mes réflexions dans l'article "De la modernité du haïku et de son intérêt à l'école". Il me semble que ce petit poème a suffisamment de qualités - ne serait-ce que
nous aider à "sortir" de nous mêmes-   pour mériter toute notre attention.  J'aimerais vraiment qua Marcel continue à écrire.

Marcel 26/06/2013 08:16


J'ai lu les réponses de Monique et de Monika à mes questions, et j'ai compris que toutes deux elles ont la "foi" qui les porte vers le haut, foi que j'ai malheureusement perdu suite à un drame
humain. Toutefois je regarde encore la Nature avec des yeux émerveillés, mais je ne trouve plus aujourd'hui les mots.


Je continuerai à lire mes ami(e)s avec plaisir. Bonne route à vous.

Monique MERABET 27/06/2013 08:38



Merci de tout coeur Marcel.



Monika 26/06/2013 02:08


Ta babouk du matin qui a péri dans la bassine avec ses petits... est-ce que c'est un fait divers ? Une banalité ? Ça dépend sans doute du regard qu'on y pose. Moi, elle m'a émue. J'en ai eu pitié
(surtout quand j'ai appris qu'elle n'était pas morte toute seule, mais avec ses petits). Il y en a tant de mères qui meurent, dans ce monde, avec leurs petits... et nous avons appris à ne plus y
faire attention.


 


C'est ça pour moi, le haïku : un tout petit poème qui me fait voir un instant particulier, quoique simple, de la vie de l'auteur - et qui me touche. Pour moi, cet instant partagé échappe à la
banalité s'il est porteur d'une émotion authentique et s'il me fait réaliser un lien entre ce qui y est donné à voir, à entendre, à sentir... et quelque chose de plus "grand", de plus
"universelle". Ça ne réussit pas à tout coup, c'est bien vrai. Mais parfois, ça y est. Et dans ce cas, quelque chose passe - quelque chose se passe, entre l'auteur et le lecteur. Ça vaut la peine
de s'y essayer - parce que c'est en même temps une formidable école d'une attention pleine et entière au tout petit, au modeste et au très "quotidien" - à ces petites choses qui font, en fait, le
tissu de notre vie.

Monique MERABET 26/06/2013 08:16



Merci pour tesréflexions Monika. Je constate avec plaisir que tous les commentaires reçus ont un point commun. C'est de considérer comme "fait d'hiver" cette petite péripétie naturelle de la vie
d'une araignée. D'ordinaire, le terme de "fait divers" est réservé aux drames humains. Et là, nous éprouvons tous de la compassion pour la malheureuse famille babouk.


Je suis bien sûr entièrement d'accord avec ta façon d'envisager le ha.iku: poème, oui! comment le qualifier autrement?



Mariposa 25/06/2013 22:16


Ah c'est là l'histoire de la vie Monique ! Au moins, quelque part ils ne seront pas morts pour rien puisqu'ils en auront nourri d'autres ! Et ainsi en va-t-il depuis toujours dans la nature !

Monique MERABET 26/06/2013 08:10



La vie... oui. Ah! si les humains se contentaient d'agir en fourmis et de ne s'en prendre qu'aux cadavres!



Patricia/Mariposa 25/06/2013 16:11


Pauvres petites choses ...

Monique MERABET 25/06/2013 19:26



Oui, Patricia, c'est une tragédie! Chez l'araignée appelée babouk, la femelle porte, accroché à son abdomen, un coussinet de soie contenant ses oeufs jusqu'à 'éclosion des petites araignées. Et
là, toute une famille a péri! Pour le bonheur des fourmis qui ont tout fait disparaître en quelques heures!