Les fleurs qui me ressemblent

Publié le par Monique MERABET

 

 

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LES FLEURS QUI ME RESSEMBLENT

 

 

 

L’orchidée offerte

fascination pour la feuille

brunie au soleil

 

J’aime les fleurs qui me ressemblent, celles qu’on peut planter n’importe où, celles qui s’accommodent de mon jardin libertaire.

Je me sens toujours gênée lorsqu’on m’offre une de ces orchidées de prix, une de ces stars de serre à la somptueuse floraison. Je culpabilise. J’ai envie de dire : « Non ! S’il vous plaît, offrez-moi quelque herbe modeste et rustique, une bouture prélevée dans votre jardin, quelques graines à surprise, voire une « peste végétale » (longoz, marguerite folle, galabèr, bringellier, etc.) qui enchanta mon enfance ».

Je n’ai aucune propension à dorloter ces sublimes hybrides exilées de leurs forêts natale et qui réclament un dosage précis – Ô combien ! – de lumière et d’arrosage… quand il ne faut pas les nourrir d’engrais systémiques !

Je n’ai pas un tempérament de collectionneuse. Dans mon jardin, pousse qui pousse et meurt qui meurt… Toutes les plantes de la nature sont égales en beauté, en complexité, et la vie s’y complaît sans en dédaigner aucune.

 

Le mandala

de la fleur de galabèr

sa joie me suffit

 

Les végétaux de mon jardin vivent au rythme qui leur convient ; ce sont eux qui différencient mes saisons. Ils savent capter les infimes variations météorologiques pour fleurir à bon escient comme le buis de Chine et l’orchidée tipijon dont j’ai abondamment parlé.

 Comme l’orchidée-crabe aussi, qui ne fleurit qu’en « dépression ». Rien à voir avec un quelconque état dépressif bien sûr. Mes plantes respirent la joie !

La joie… N’est-ce pas là  l’essence même des feuilles et des fleurs dans la grâce de leurs danses, dans l’explosion de leurs couleurs et de leurs parfums ?

La joie, n’est-ce pas aussi l’essentiel de notre existence d’humain ?

Et si… et si, finalement, notre présence éphémère n’avait d’autre destin que l’impondérable et la légèreté d’une rose ?

 

Kosa in shoz ?                                                           

Kan mi pran la doush                                                 

mi tir pa mon joli                                                        

ti robe la soi    

 

Qu'est-ce que c'est?

Quand je prends une douche

je n'enlève pas ma jolie

robe en soie                                                        

 

(Monique MERABET, 29 Mai 2012)

Publié dans Echanges entre blogs

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monika 30/05/2012 15:46


Enfin de retour dans mon quotidien, je retrouve avec plaisir ton blogue et j'en rattraperai, par petites bouchées, tout ce que j'ai manqué ces dernières semaines.


Pour ce billet-ci, je suis d'accord avec toi : le jardin, notre jardin, nous procure tant de joies - que j'ai toujours soutenu l'idée qu'il m'a épargné, tout au long de ma vie, les dépenses d'un
psy. Quant aux orchidées en pot : contrairement à ce qu'on croit, j'ai fait l'expérience qu'elles sont facile de culture et n'ont pas besoin de beaucoup de soins (sauf quand les cochenilles
blanches s'en mêlent... )

Monique MERABET 31/05/2012 18:40



D'accod avec toi Monika quant au rôle salvateur du jardin. Moi aussi je lui dis chaque jour: "Que serai-je sans toi?"



m.o.p. 30/05/2012 10:03


A la maison, nous avons deux "jardins" : le premier est composé de plantes à fleurs choisies par mon épouse, selon ses goûts personnels, le second est mon jardin sauvage avec des pousses non
contrôlées, beaucoup d'inconnues et toute la diversité possible...(je suis peut-être, certainement, assez fainéant)

Monique MERABET 31/05/2012 18:39



C'est astucieux, les deux jardins!


Quant à la fainéantise, tu ne risques pas de me dépasser!