NAHAIWRIMO 2023 (VII)
19 février : RETOUR DU BOULOT
Départ puis retour
volets ouverts puis fermés
en crépuscule
Journée de travail prise entre deux nuances de gris ou de rose lorsqu’on part aux aurores pour rentrer au couchant… voire plus.
Réunion de profs
le réverbère déjà allumé
retour à la maison
Que dire de ces journées où le stress s’emmagasinait jusqu’au pic de la fin des cours, sinon qu’elles sont derrière moi. Et ces retours à la maison sans pouvoir souffler : la deuxième journée de travail commence. Pas même le vendredi soir…
Veille de weekend
sur mon bureau s’étalent
copies à corriger
Cela dit, retrouver mon jardin a toujours été apaisement et réconfort.
Retour du travail
poubelle à sortir déjà…
parfum de jasmin
Au bout de sa hampe
l’orchidée verte éclose
pendant que je bossais
20 février : HEURE BLEUE
Avant le cyclone
bleu si lumineux du ciel
alerte orange
Heure bleue, heure aléatoire… comme dans la chanson de Françoise Hardy :
C’est une heure incertaine, c’est une heure entre deux
Où le ciel n’est pas gris même quand le ciel pleut…
L’heure bleue désigne ce moment entre jour et nuit, quand le ciel se teinte d’un bleu plus foncé que celui de l’azur.
Ce matin, pourtant… y aurait-il une heure bleue entre nuit et jour ?
Photographier
le liseron du matin
à son heure bleue
Et puis attendre le soir. J’aime ces heures-bulles cristallisant les rêves, cette heure indéfinissable où tout s’apaise, lorsque les fragrances se démultiplient…
Allons au jardin !
Heure bleue d’été
les senteurs plus capiteuses
des belles de nuit
Entre jour et nuit
un parfum d’oranger
fait le tour de la maison
Bougie citronnelle
mon heure bleue est aussi
heure du moustique
Il n’y a pas de roses sans épine… Et ce soir nul ne sait encore ce que le cyclone en approche fera de notre heure bleue, sous la pluie et le vent.
Dernière minute : l’alerte orange pourrait basculer dans le rouge. Le ciel nous en avertit.
Coucher du soleil
la splendeur soudaine
d’un ciel de lave
21 février : GRASSE MATINÉE
Maigre inspiration pour le mot du jour !
Lendemain koudvan
tôt levée
pour la tournée des fleurs
Pas de grasse matinée, non. Rester confinée en chambre close ne me tente guère. Le vent a soufflé — fort — toute la nuit et, au matin, un tour de jardin s’impose.
Rien de cassé au jardin
faire grasse matinée
en différé ?
Ah ! Ce plaisir de rester sous la couette ne souffre pas de subir une interruption, surtout quand le principe du café s’est instillé dans les neurones. C’est un phénomène qui se déguste sans solution de continuité.
Et mon horloge biologique se bloquerait à faire fi de la lumière revenue.
That’s all folks pour cette grasse matinée ratée. Enfin, pas vraiment ratée : traîner au lit n’a jamais été mon fort.
Cyclone ou pas
j’entends l’oiseau qui chante
le bleu de chaque jour