la mouche charbon
VII la mouche charbon elle s’obstine devant la fenêtre fermée ces mots qui tournent en rond quand s’échappe sa souffrance une grosse mouche à la pointe d’un iris va se balançant longuement j’ai observé que peut-elle faire d’autre ?
VII la mouche charbon elle s’obstine devant la fenêtre fermée ces mots qui tournent en rond quand s’échappe sa souffrance une grosse mouche à la pointe d’un iris va se balançant longuement j’ai observé que peut-elle faire d’autre ?
VI le point de la lune dessus le « i » du clocher nuage à côté le cliché ou mon regard, ô passant ! Que suivras-tu ? de l’oiseau ou de la lune quel est le plus important ? le moineau posé sur la gouttière - au-dessus un mince croissant
V froissement de feuilles craquelant l’obscurité au fond du jardin dans le silence entrouvert s’insinue ma frayeur les volets fermés au petit matin j’écoute le chant de l’oiseau cette joie dans mon cœur ne blesse pas le silence
IV l’aile d’un moineau trace un pointillé d’azur battements du jour dans un ciel d’incertitude tissant l’aube avec la nuit faire vibrer d’émotion le ciel bleu de mon dimanche trilles des oiseaux sur le mimosa fleuri brin de paille au bec
III Face au ciel d’opale un oiseau blanc s’égosille quand reviendra-t-il ? une orange de soleil présent de chaque matin comme empreinte de mon rêve reste un sillage de brume pas dans l’herbe haute et s’efface peu à peu chemin de rosée
II ondée du matin résille accrochée aux branches rosée à mes pieds équilibre au bord des feuilles du beau soleil retrouvé gouttelettes de lumière qui viendra s’y abreuver ? une tourterelle s’est posée – aucune goutte ne s’est détachée
I Ciel de matin pâle la lune blanche apparaît à mon horizon l’éphémère déshérence de sa nocturne splendeur ciel de jour ou ciel de nuit je ne sais que préférer au-dessus des monts la lune a viré au bleu du matin d’Avril
3 feuilles sur la treille (Janick Belleau, Danièle Duteil, Monique Mérabet) HAÏKUS aux Éditions L’iroli www.editions-liroli.net NOTE DE L’ÉDITRICE Trois voix cardinales du haïku nous offrent leurs accents, leurs parfums mêlés, la fine observation de leurs...
Dix mots pour dire l'enfance (haïkus) (Anick BAULARD) Transports en commun Dans la folie de cinq heures que pèse un enfant ? En gras caractères les doigts pleins de confiture ont écrit Bonheur Confier son secret à son nounours préféré : souriante enfance...
À MES PARENTS... (Joëlle BRETHES) Je dors dans ce berceau que vous avez acheté dès que vous avez su que j'allais arriver chez vous, et dans lequel je ne fais encore aucun songe, mon âme toute fraîche encore occupée à déployer les ailes de ma conscience...